Le jeudi 17 avril 2025, la salle d’assises du Tribunal Judiciaire d’Évry s’est transformée en théâtre judiciaire pour accueillir un événement hors du commun : le procès fictif du Comte de Monte-Cristo. Organisé par l’association Évry Insolente, ce procès s’est inspiré du film « Le Comte de Monte-Cristo » réalisé par Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière en 2024.

Dans cette reconstitution unique, les spectateurs ont été plongés au cœur d’un débat judiciaire où justice et vengeance s’entremêlent. Même les personnages disparus ont été rappelés à la barre pour témoigner, accusant ou défendant le célèbre Comte. Ce procédé audacieux a permis de donner vie à des confrontations passionnées et de revisiter les thèmes universels du pardon, de la rédemption et de la quête de justice.
Un jury prestigieux pour juger le Comte
Pour cet événement mémorable, un jury prestigieux a été constitué, reflétant diversité et expertise.
Voici les membres du jury :
- Madame la professeure Caroline Lacroix, Présidente du jury,
- Madame la professeure Olivia Bui-Xuan,
- Monsieur le professeur et avocat David Ricardi,
- Madame la substitute du procureur de la République Isabelle Arnaud,
- Madame la substitute du procureur de la République Estelle Capra,
- Madame le Bâtonnier Huchet.
Les membres du jury ont joué un rôle clé dans le déroulement de cette soirée. Leurs réflexions et analyses ont permis d’animer des débats profonds sur les thèmes universels de la justice et de la vengeance.

Un spectacle oratoire captivant
Les participants, incarnant les figures emblématiques du chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas, ont livré des plaidoiries enflammées et des témoignages poignants. Les avocats de la défense et de l’accusation ont rivalisé d’éloquence pour convaincre le public.

Le verdict tant attendu
Après des heures de plaidoiries, de témoignages et de confrontations passionnées, le jury a rendu son verdict :
- Le Comte de Monte-Cristo a été innocenté.
- Le Baron Danglars a été condamné aux frais et dépens.
Ce verdict a conclu un procès riche en rebondissements, où la justice semblait se mêler à la quête de vengeance et à des interrogations philosophiques profondes.
Des distinctions pour les participants
Le procès n’a pas seulement mis en lumière la complexité des enjeux judiciaires, il a aussi récompensé l’excellence des plaideurs et acteurs :
- Prix du vainqueur (duel entre l’avocat et le procureur) : Kylian RAZEL-LEROY (avocat),
- Prix du meilleur orateur (partie civile, témoins et accusé) : Mouhammad MBAYE (incarnant Fernand de Morcef),
- Prix coup de cœur du jury : Oukacha BELMOKTHAR (dans le rôle de Gérard de Villefort).
Ces distinctions ont salué le talent et l’investissement des étudiants de l’Université d’Évry qui ont eu l’opportunité unique de plaider dans des conditions proches d’un véritable procès.

Un moment de convivialité pour conclure
À l’issue du procès, le public, les plaideurs, et les jurés ont prolongé cette soirée exceptionnelle autour d’un buffet convivial. Ce moment a offert l’occasion d’échanger sur cette expérience immersive et de célébrer cette belle réussite collective.
Une réussite pour la justice théâtrale
Cet événement, qui mêlait art dramatique, réflexion philosophique et hommage à l’œuvre d’Alexandre Dumas, restera gravé dans les mémoires comme une expérience enrichissante et originale. Ce procès fictif a également permis de réfléchir sur les notions de justice et de vengeance, des thèmes qui résonnent toujours dans notre société contemporaine.
Bravo à l’association Évry Insolente pour avoir orchestré avec brio cette reconstitution hors du commun.
Crédit photo : Olivier Desaleux






